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En vrac:
Une nature exubérante, des sourires de notre famille, de nos amis, parfum de fleur et de foin, le printemps s'installe, les grenouilles croassent...
Tout irait bien mais tout est impeccable, trop, oui trop.
Pas une herbe de travers, pas une trace d'urine dans un recoin de rue. Des horaires, des murs blancs, des pièces carrés, des meubles cirés, des armoires rangées, des albums photos pour se souvenir que nous sommes vivants. Des esprits carrés, moutonnés, cernés, visages fermés, individualité, tristesse, apparence, mensonge, jugement, illusion, désillusion, capitalisme, intériorité, et ce silence vertigineux qui bourdonne et nous déséquilibre. Qu'avons-nous fait de notre société?
Des infrastructures nikel pour des fantomes ambulants, où sont les gens? Où sont les klaxons? les odeurs? les épices? les couleurs? Où est la terre, la vie et les envies? Est-on en vie?
Où sont les rêves, les délires, la créativité et la spiritualité? Toi, qui es tu?
Vertige d'un monde modélisé et dirigé par des costards et pompes vernies.
Et sur tout ces écrans on nous apprend que le bonheur c'est d'en faire le moins possible.
Réveillons-nous.
Comme une chape de plomb qui nous donne un coup de massue. Le retour et malgrès tout une phase de réadaptation ou une multitude de d'interrogations nous heurtent et nous déboussolent.
Suis-je de ce moule?
Oui.
Est-ce là que je veux vivre?
...
Oui je sais, je suis pessimiste, négative et dramaturgique. J'assume.
Mais je suis honnête car tel a été mon ressentie en descendant de cet avion. La fatigue alourdie le tableau.
Peur de lâcher mon sac a dos qui plus que tout, me donne cet impression de liberté. Voila encore une illusion. Ouvre les yeux Véro. Voit comme ce monde est beau. Le voyage continue.
Ici sont mes racines et jours après jours je ré-aprècie peu a peu cette vie "si" rangée.
Ce matin, levée a 5h, les pieds dans un alpage de Haute-Savoie a 1600m d'altitude, je regarde l'aube se lever sur un jour nouveau. Les brebis descendent se faire traire, le soleil ocre éfleure les falaises, une fraicheur saisissante inonde mes poumons, la rosée du matin sur mes joues embrumés.
Je respire.
Je vie.
J'aime.
Le bonheur est ici, partout, pas plus loin, juste en soi.
Pas besoin d'aller courir le monde:
en fin de compte le voyage est intérieur.
Mais je sais deja que mon sac a dos ne prendra pas trop la poussière car ce réveil brutal est nécessaire a mes yeux.
Luz y amor
Vérooo
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Publié à 23:55, le 27/06/2010, Saint-Maximin Mots clefs : |
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REMERCIEMENTS
Merci a vous tous, amis, amies, family, sportifs, blogueurs contraries, musicos, ... En bref dans l'exhaustif et par ordre d'apparition de vos commentaires:
Maud,
Fred et Christelle,
Eve,
Bebe,
Sebsport,
Stef et coco,
Diane et Louis,
Lili,
Martine et Jean-Pierre,
Yoann,
Manu et Emilie,
Doris,
David,
Anne,
Sylvain,
Alain,
Maman,
Gilles,
Veronique,
Jean-Louis,
Fred et Isa,
Manu,
Erik,
Herve,
Valerie
Et un grand merci a tous les fantomes anonymes qui ont fait peter le nombre de visites (c'est toi Vero?).
Merci aussi à tous les acteurs et soldats inconnus que nous avons accidentellement photographie et qui en plus paraissent sur le blog.
INSPIRATION MUSICALE
Ben ouais, pour tenir la distance et la longueur de nos articles de temps en temps nous avions un petit casque sur les feuilles donc:
ARCHIVE,
Elton John,
Moriarty,
Adele,
Et souvent le silence des claviers en attente de grands espaces vierges...

TECHNIQUE
Exclusivement des PC a rames basse cadence,
Connectique impropable de premiere generation,
Cyber et autres salles obscures de ce monde qui nous ont parfois plombe le moral lorsqu'apres 2 heures d'ecriture ca plante.
TEXTES
D'apres une idee originale de Gilles et Vero
CREDIT PHOTO
Selection de Vero (il y eut du taff) et prises de Gilles et Vero (et de tete parfois)
TRANSPORTS
Principalement sans fin pour toutes les parties routieres, voir pedestre pour tous les parties verticales .
Merci quand meme a
AIRBUS Industries et autres coucous a vibrations qui ont fait de nous des survivants,
Trains Indiens dont la longueur reste incroyable,
Velo Nepalais et tricycle fandant la foule Delhirienne,
Touc-touc ou le taxi passe-partout,
Motoculteur a Kathmandu,
PRISE DE SON
Ben ??? Y en a point.
COSTUMES
Tailor de ce monde,
Tradition Himalayenne,
Delhi,
Kathmandu,
COSTUMES GILLES ET VERONIQUE
RAS* sauf qu'on est contant d'etre rentre pour changer de Jean's
*Rien A Signaler
DECORS
Tu parles d'un decor...
Ville de DELHI (Inde),
Ville de KATHMANDU (Nepal),
Ville de NEPALGUNJ (Nepal),
BARDHIA Reserve (Nepal),
Region de HUMLA (Nepal),
Region de HIMACHAL PRADESH (Inde),
Region de JAMMU & KASHMIRE (Inde).
AUTRES
Les images tournees par Veronique seront a retrouver dans le prochain film de lapiedfilm. Sortie prevue en ete 2011.
(www.lapiedfilm.com)
EN RESTE
Proverbe Tibétain: Quand tu arrives au sommet de la montagne, continues a monter.
Autre proverbe: Quand t'es au plus haut, penses a redescendre sur Terre.

Gilles et Vero
(respectivement enew@hotmail.com et bofortoto1@yahoo.com)
Merci.

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Publié à 21:11, le 18/06/2010, Saint-Maximin Mots clefs : |
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Trop beau, magnifique, formidable France! (et Suisse oui oui!)
Ca y est nous y voici en cette chere et douce patrie.
Nous avons attendu avant de vous decrire notre aterrissage.
Effectivement 3 semaines ne sont pas de trop pour poser le pied.
Enfin nous allons pouvoir partager avec vous votre voyage, vos aperos, vos bouffes, vos bonnes bouffes, bandes de veinards.
Comment ca vous n'avez pas voyage?
Vous avez vecu non? Alors vous avez voyage et plus que dans le temps ou dans votre esprit.

Ben ouais on ne rentre pas comme ca de 3 mois de voyage comme un "con qui s'adore" americain. Non?

Non et non. Alors encore un ou 2 articles avant de fermer ce blog. SNIF!!
Pour commencer et avant le generique de fin, juste notre perception en atterrissant.
Est-ce que t'imagines un seul instant le confort dans lequel on vit?
Ah oui?, sauf qu'apres 3 mois non seulement t'en as conscience mais en plus tu l'apprecies. Tu vois la difference?
Non mais serieux en rentrant de l'aeroport de Lyon on a pris un bus jusqu'a Grenoble. Tu sais ce "gari" (engin roulant en Zanskari) comme il n'exciste pas en Inde, des accoudoires, des ceintures de securite ( c koi sa?), des sieges de luxe, assi au fond tu ne vois meme pas le conducteur tellement c'est grand et tout ca pour 20 gens seulement.

Le mec roule pas vite du tout alors que la route est incroyablement bien faite: pas de bosse, pas de trou, du goudron au millimetre... et en plus elle est large a ne rien y comprendre. On a meme vu un policier de la circulation.
Au fait il controle quoi celui-la? vous nous expliquerez SVP!

Quand je vois avec quoi nous avons roule nous du style la photo ci-dessus. Ben quoi? Y-a un blem?
Remarque pas besoin de rouler vite car a cette allure on a mis 1h05 de St-Exupery a Grenoble alors qu'il nous aurait surement fallu plus de 12h00 pour l'equivallant dans l'Himalaya.
Nous avons ete aussi surpris par la verdure partout. Impressionnant vu d'avion le paradis vert que nous habitons. J'ai meme pour ma part eu envi de croquer dans cette vegetation comme dans une feuille de menthe geante. Il faut dire que ces derniers temps les vegetaux n'etaient pas a la fete dans nos assiettes.
Et puis a notre arrivee en Europe, nous avons ete aussi surpris voir choques par nos attitudes.
En caricature nous sommes des hommes bedonnants se donnant un air tres serieux avec un gadget electronique a la main du style mobile ou PC portable ayant quelques envies de sport pour equilibrer le tableau.
Hum! Hum! bon moi aussi je suis a la recherche d'un petit sandwich.
Ca faisait tache avec notre voyage en terre indienne, d'autant plus que j'y ai laisse 6 kilos.
Cote feminin, le cul s'affiche partout. J'imagine l'Indien qui debargue de son monde de pudeur et qui tombe sur ces couvertures de magazine de femme en maillot de bain, sur ces trains arrieres de toutes formes et de toutes tailles que rien ne cache et qui dehanchent allegrement aux yeux et a la barbe de qui veut bien matter.
La-bas rien de tout ca. Que des couleurs... loin de ce monde de seduction et pourtant ci beau.

J'ai cru tomber dans un monde de femmes en chaleur que chaque homme tartine dans son subconscient.
Quelle vulgarite saisissante! et pourtant, d'ici peu de temps, ce referenciel redeviendra notre.
Arrive a Grenoble, nous etions pourtant jeudi soir et personne dans les rues, sur les boulevards, pas de voiture non plus, alors qu'il fait encore jour???
Ils sont tous en greve ou quoi? a oui 62 ans c'est ca le probleme?
A non! il parait qu'il y a des horaires de travail et des reglementations tres strictes... bon la revolution industrielle si elle a eu lieu, il y a longtemps alors.
Allez Gilles, profites-en, en plus on gagne bien plus notre vie ici qu'en Inde (non non je ne l'ai pas dit).
...
Quoi d'autre?
...
nouvelle voiture plus puissante, plus grande, plus cher aussi (mais ca reste une affaire)...
Puree, ca ne me parle pas trop vos trucs... et ca se pleind de ne pas en avoir assez.
TU MANQUES DE QUOI ICI? TU M'EXPLIQUES S'IL TE PLAIT?

On se defend d'un ego soujassent qu'on croit devellopper avec un ego materiel.
Je me marre.
...
Quoi d'autre
...
Alors chaque jour on reprend le quotidien.
Premier miroir, premiere perception de cet ego superficiel. L'apparence, l'enveloppe... le visu.
Je retrouve un deo (chouette une odeur fruitee, sucree sur ma peau),
Un rasoir,
Une douche chaude et meme un bain,
Un lit moelleu,
Des contactes propres (vetements, draps, sol, table,...)
Mais aussi des obligations (impots, banques, assurances, ...)
Et une liberte nouvelle, je veux dire inscrite dans des lois.
Ici on a des droits qu'on defend, la-bas des besoins qu'on attend.
Et puis une nourriture de premier choix qu'on met dans un frigo, UN REFRIGERATEUR!
Trop bien...
Trop bien...
Oui, en resume, le voyage c'est super et le retour à la maison aussi. 
Gilles et Vero... a suivre
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Publié à 11:18, le 15/06/2010, Pontcharra Mots clefs : |
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Salut les complices, les melomans, les sportifs...!
Le décalage horaire est encore mais pour peu de temps.
L'heure de conclure se rapproche mais pas encore.
Encore vous et nous pour quelques petites heures separes par un cyber aux odeurs de curry-masala.
L'espace-temps derive inevitablement vers un accord temporel dont une coordination se profile sur le cadran de nos tocantes.
Comment partir sans un hommage, sans un pic a Delhi que nous vous postons avant notre retour?
Chambre 203, Delhi Guest House,
Le ventilo me colle encore au lit.
De ce silence en plein mouvement
Je m'extrait vers la ruelle direction New Diamond Cafe.
Les persiennes metalliques dechirent le ronron d'un nouveau jour revelant la vie d'un bazar en effervescence.
Il est encore tot et les premiers klaxons ecorchent deja les oreilles des touristes chaudement debarques d'un autre continent.
Bienvenu dans ce delire.
L'ambassador royale repart dans un nuage de poussiere bousculant un trafic ininterrompu de Rinshaw, de porteurs, de velos.
Encore encente d'un panel religieux,
Je termine mon "black tea" puis quitte la fumee de ce resto.
Dans la rue,
un bœuf maquille de divinite,
les touristes negocient,
les mendiants confient leurs atrocites,
les encarts publicitaires entremeles dans un ciel effiloche ou un soleil encadre reflete son insolence.
La ville se prepare pour un horizon plus moderne.
Les fers a beton crevent le macadam de partout,
De partout on construit plus grand. stade, metro, ponts,
Des hommes partout accroches dans le decors soudent, cassent, transportent, transforment ce daily infernal.
Et rien n'interrompt le commerce.
En plein bazar on jette des gravas de plusieurs etages de hauteur dans une rue bondee,
au nez des devantures en activite, les facades changent d'heure en heure.
De jour comme de nuit, Delhi est une de ces fourmilieres que rien n'arrete.
Delhi a decide de changer de robe.
Il y a 3 mois Vero et moi sourions de leur ambition.
Aujourd'hui nous sommes bouche bee du rythme des travaux.
Cependant,
La destinee s'interroge a mon chevet.
Demain je m'envole te rejoindre.
La tete dans l'envers du decor
Au plafond le ventilo tranche la moiteur de l'espace.
Dans le miroir perspectives emmurees de cette chambre 203.
Il est 5h00 du matin,
nous quittons la Delhi Guest House en compagnie du chauffeur de Taxi,
Direction International Airport.
28 °C
Dans un presque parfait silence,
la cite grouille deja indifferente a ce leve du jour.
Les Nepalais et autre main d’œuvre indienne cimentent, ferraillent, montent des briques...(jusqu'a 30 par petit bonhomme)
Pendant que les vaches profitent des derniers instants de tranquillite relative avant la traite.
Notre taxi demarre vers notre nostalgie de plus en plus pesante...
Encore un de ces moments ou les mots n'ont plus de sens...
Plus d'importance...
Encore un de ces instants ou l'esprit est ailleurs,
Un peu plus haut,
Beaucoup plus loin
Bien plus loin que ce simple present qui ne resumera jamais...
Jamais...
Ce voyage,
Ce chemin,
Notre chemin...
Gilles et Vero... a suivre
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Publié à 10:15, le 10/06/2010, New Delhi Mots clefs : |
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